13 octobre 2015

La logique imprédictible du cours du baril

Le cours du baril de pétrole varie selon de nombreux facteurs. Il varie à la hausse quand l’offre se contracte, embargo sur un pays exportateur comme le Venezuela par exemple, ou que la demande augmente, cas d’une forte croissance de pays émergents comme la Chine ou l’Inde qui ont besoin de plus d’énergies pour augmenter leur production. A l’inverse, le cours du baril varie à la baisse quand l’offre augmente, découverte de nouveaux puits de pétrole de schiste aux Etats-Unis ou levée des sanctions contre l’Iran qui dispose de réserves considérables à un faible coût d’exploitation, ou que la demande baisse, crise économique dans les pays industriels.

A ces multiples facteurs, il faut en ajouter un autre, la devise dans laquelle est libellée le cours du baril : le dollar. Selon les variations de la monnaie américaine qui s’apprécie ou se déprécie par rapport au cours de l’euro, le baril coûte plus ou moins cher aux possesseurs d’euros. Ces facteurs multiples et difficilement quantifiables sont en permanence anticipés par les marchés. La somme de ces spéculations contribue également à former le prix du baril.

Le cours du baril est devenu depuis une quinzaine d’années, sous l’effet de l’intensification de la mondialisation, extrêmement volatile, passant par exemple de 140$ en juin 2008, à 41$ seulement 7 mois plus tard. Prévoir les variations du cours du baril est aujourd’hui totalement impossible pour les acteurs du marché, qui tous, petits et grands, s’adaptent à ces soubresauts. TVA Group ne fait bien sûr pas exception.

On observe cependant des cycles dont la durée et l’amplitude sont mal connues. Ainsi, quand le baril est au plus bas, les puits à forts coûts d’exploitation sont fermés car peu rentables. Personne ne vend un baril moins cher que ce qu’il lui a coûté à produire. L’offre de pétrole se trouve ainsi diminuée et les prix sont relancés à la hausse. A l’inverse, quand les prix atteignent un niveau plus élevé, les puits à forts coûts d’exploitation redeviennent rentables, ce qui a pour effet d’augmenter l’offre de pétrole et donc de tirer les prix vers le bas.